{"id":23577,"date":"2021-11-14T03:51:02","date_gmt":"2021-11-14T02:51:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.discoverypublisher.com\/fr\/?page_id=23577"},"modified":"2021-12-04T14:04:51","modified_gmt":"2021-12-04T13:04:51","slug":"nicolas-flamel","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.discoverypublisher.com\/fr\/personnalites\/nicolas-flamel\/","title":{"rendered":"Nicolas Flamel"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row css_animation=&#8221;&#8221; row_type=&#8221;row&#8221; use_row_as_full_screen_section=&#8221;no&#8221; type=&#8221;full_width&#8221; angled_section=&#8221;no&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; background_image_as_pattern=&#8221;without_pattern&#8221; padding_top=&#8221;15&#8243; z_index=&#8221;&#8221;][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nicolas Flamel (vers 1330 ou 1340, peut-\u00eatre \u00e0 Pontoise \u2013 22 mars 1418 \u00e0 Paris) est un bourgeois parisien du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e9crivain public, copiste et libraire-jur\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa carri\u00e8re prosp\u00e8re, son mariage avec Pernelle, une veuve ayant du bien, et ses sp\u00e9culations immobili\u00e8res lui assur\u00e8rent une fortune confortable, qu&#8217;il consacra, \u00e0 la fin de sa vie, \u00e0 des fondations et constructions pieuses. Cette fortune, que la rumeur amplifia, est \u00e0 l&#8217;origine du mythe qui fit de lui un alchimiste ayant r\u00e9ussi dans la qu\u00eate de la pierre philosophale permettant de transmuter les m\u00e9taux en or. \u00c0 cause de cette r\u00e9putation, plusieurs trait\u00e9s alchimiques lui furent attribu\u00e9s, de la fin du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le plus c\u00e9l\u00e8bre \u00e9tant Le Livre des figures hi\u00e9roglyphiques paru en 1612. Ainsi, \u00ab le plus populaire des alchimistes fran\u00e7ais ne fit jamais d&#8217;alchimie \u00bb.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css_animation=&#8221;&#8221; row_type=&#8221;row&#8221; use_row_as_full_screen_section=&#8221;no&#8221; type=&#8221;full_width&#8221; angled_section=&#8221;no&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; background_image_as_pattern=&#8221;without_pattern&#8221; padding_top=&#8221;35&#8243; z_index=&#8221;&#8221;][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>Flamel \u00e9crivain-public et libraire-jur\u00e9<\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator type=&#8221;transparent&#8221; down=&#8221;5&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour un personnage de l&#8217;\u00e9poque n&#8217;appartenant pas \u00e0 la noblesse, une documentation relativement importante existe sur Nicolas Flamel : les actes de la paroisse de Saint-Jacques-la-Boucherie, r\u00e9unis au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, divers documents personnels de lui et de sa femme dont son testament, ainsi que des descriptions et des illustrations, post\u00e9rieures \u00e0 sa mort, des b\u00e2timents et monuments religieux qu&#8217;il fit b\u00e2tir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nicolas Flamel naquit vers 1340 (plut\u00f4t que vers 1330 comme souvent indiqu\u00e9), peut-\u00eatre \u00e0 \u00ab Pontoise \u00e0 sept lieues de Paris \u00bb. Il \u00e9chappa dans sa jeunesse \u00e0 la peste noire de 1348, qui emporta entre un tiers et la moiti\u00e9 de la population europ\u00e9enne. Sa vie s&#8217;\u00e9coula \u00e0 Paris pendant la guerre de Cent Ans, de la bataille de Cr\u00e9cy en 1346 \u00e0 celle d&#8217;Azincourt en 1415. Il dut assister en 1389, avec tous les bourgeois de Paris v\u00eatus de rouge et vert, \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e \u00e0 Paris de la reine Isabeau de Bavi\u00e8re, et il v\u00e9cut peu avant sa mort en 1418, les troubles parisiens de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la r\u00e9volte des Cabochiens (1413). \u00c0 partir du XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la fondation des universit\u00e9s mais aussi le d\u00e9veloppement de la litt\u00e9rature profane et de la lecture dans la noblesse et la haute-bourgeoisie entra\u00eena la constitution d&#8217;ateliers la\u00efcs de copie et d&#8217;enluminure, qui \u00e9taient jusqu&#8217;alors l&#8217;apanage des monast\u00e8res. Ils se constitu\u00e8rent dans les grandes villes, et tout particuli\u00e8rement \u00e0 Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il commen\u00e7a \u00e0 Paris une carri\u00e8re de copiste et d&#8217;\u00e9crivain public, dans une petite \u00e9choppe adoss\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9glise Saint-Jacques-la-Boucherie, dans la rue des \u00c9crivains. Il \u00e9tait peut-\u00eatre le fr\u00e8re a\u00een\u00e9, ou un parent, de Jean Flamel, secr\u00e9taire et biblioth\u00e9caire du grand bibliophile Jean Ier de Berry (celui des Tr\u00e8s Riches Heures du duc de Berry). Il acheta par la suite une maison en face de l&#8217;\u00e9choppe, au coin de la rue des \u00c9crivains et de la rue de Marivaux (renomm\u00e9e rue Nicolas-Flamel en 1851), dans laquelle il habita et installa son atelier, \u00e0 l&#8217;enseigne de La fleur de Lys. Cette maison, d\u00e9cor\u00e9e de gravures et d&#8217;inscriptions religieuses, et de la maxime \u00ab Chacun soit content de ses biens, Qui n&#8217;a souffisance il n&#8217;a rien \u00bb, t\u00e9moigne de l&#8217;aisance alors acquise par Flamel, sans que celle-ci, par comparaison avec d&#8217;autres demeures bourgeoises bien plus luxueuses de l&#8217;\u00e9poque, semble avoir \u00e9t\u00e9 exceptionnelle. La rue de Rivoli, bien plus large, recouvre aujourd&#8217;hui la rue des \u00c9crivains, l&#8217;emplacement de la maison de Flamel et la majeure partie de l&#8217;\u00e9glise, dont il ne reste que la tour Saint-Jacques (construite au d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un si\u00e8cle apr\u00e8s la mort de Flamel).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Probablement apr\u00e8s 1368, il devint libraire-jur\u00e9 (jur\u00e9 parce qu&#8217;il dut pr\u00eater serment \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Paris), membre de la cat\u00e9gorie privil\u00e9gi\u00e9e des \u00ab libraires, parcheminiers, enlumineurs, \u00e9crivains et lieurs de livres, tous gens de m\u00e9tier appartenant aux diverses sciences et connus au Moyen \u00c2ge sous l&#8217;appellation g\u00e9n\u00e9rique de clercs. Ils d\u00e9pendaient de l&#8217;Universit\u00e9 et non de la juridiction du pr\u00e9v\u00f4t de Paris, comme les autres marchands \u00bb. Ils sont notamment exempt\u00e9s en principe des tailles (imp\u00f4ts directs). Flamel essaya d&#8217;ailleurs en 1415 de faire valoir ce privil\u00e8ge pour \u00e9viter de payer une taxe.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css_animation=&#8221;&#8221; row_type=&#8221;row&#8221; use_row_as_full_screen_section=&#8221;no&#8221; type=&#8221;full_width&#8221; angled_section=&#8221;no&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; background_image_as_pattern=&#8221;without_pattern&#8221; padding_top=&#8221;35&#8243; z_index=&#8221;&#8221;][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>Nicolas et Pernelle<\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator type=&#8221;transparent&#8221; down=&#8221;5&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers 1370, il \u00e9pousa une femme deux fois veuve, Pernelle, et en 1372 ils se firent devant notaire un legs mutuel de leurs biens, don qui fut renouvel\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, et qui excluait de l&#8217;h\u00e9ritage de Pernelle sa s\u0153ur et les enfants de celle-ci. Eux-m\u00eames sans enfants, les deux \u00e9poux Flamel commenc\u00e8rent \u00e0 financer des \u0153uvres et constructions pieuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin de vider les fosses du cimeti\u00e8re des Innocents, les bourgeois de Paris firent construire tout autour, au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle des charniers o\u00f9 les ossements exhum\u00e9s \u00e9taient entass\u00e9s et mis \u00e0 s\u00e9cher, en hauteur, au-dessus d&#8217;arcades. En 1389, Nicolas Flamel fit construire et d\u00e9corer l&#8217;une de ces arcades, du c\u00f4t\u00e9 de la rue de la Lingerie, o\u00f9 se trouvaient \u00e9galement des \u00e9choppes d&#8217;\u00e9crivains publics. Y \u00e9taient grav\u00e9s, autour d&#8217;un homme noir figurant la mort, les initiales de Nicolas Flamel en lettres gothiques, un po\u00e8me et des inscriptions religieuses, \u00ab escriptures pour esmouvoir les gens \u00e0 d\u00e9votion \u00bb selon Guillebert de Mets dans sa Description de Paris (1434). La m\u00eame ann\u00e9e, il finan\u00e7a la r\u00e9fection du portail de Saint-Jacques-la-Boucherie, en s&#8217;y faisant repr\u00e9senter en pri\u00e8re avec sa femme, au pied de la Vierge Marie, de saint Jacques et de saint Jean.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pernelle mourut en 1397. Juste avant sa mort, sa famille essaya de faire annuler le legs mutuel entre les \u00e9poux. Il s&#8217;ensuivit un proc\u00e8s entre les h\u00e9ritiers de la s\u0153ur de Pernelle et Nicolas Flamel que ce dernier finit par gagner. Apr\u00e8s la mort de son \u00e9pouse, il continua \u00e0 financer des constructions d\u00e9votes, et s&#8217;engagea dans des investissements immobiliers \u00e0 Paris et dans les alentours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1402, il fit reconstruire le portail de l&#8217;\u00e9glise Sainte-Genevi\u00e8ve-la-Petite, qui \u00e9tait situ\u00e9e sur l\u2019\u00eele de la Cit\u00e9, le long de la rue Neuve-Notre-Dame, sur l\u2019emplacement de l\u2019actuel \u00ab parvis Notre-Dame &#8211; place Jean-Paul-II \u00bb. Elle fut appel\u00e9e Sainte-Genevi\u00e8ve-des-Ardents \u00e0 partir du d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et d\u00e9truite en 1747. Sa statue, en robe longue \u00e0 capuchon, et avec l\u2019\u00e9critoire, symbole de sa profession, fut plac\u00e9e dans une niche \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du portail. En 1411, il finan\u00e7a une nouvelle chapelle de l\u2019h\u00f4pital Saint-Gervais (qui \u00e9tait en face de l\u2019\u00e9glise Saint-Gervais), et semble avoir contribu\u00e9 aux r\u00e9fections des \u00e9glises Saint-C\u00f4me et de Saint-Martin-des-Champs. En 1407, il fit \u00e9lever un tombeau pour Pernelle au cimeti\u00e8re des Innocents, sur lequel il fit graver une \u00e9pitaphe en verst.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00eame ann\u00e9e, il fit construire une nouvelle arcade (celle qui allait principalement retenir l&#8217;attention des alchimistes), cette fois du c\u00f4t\u00e9 du charnier de la rue Saint Denis, et la fit d\u00e9corer de sculptures. Il y \u00e9tait \u00e0 nouveau repr\u00e9sent\u00e9 avec sa femme, en pri\u00e8re au pied du Christ, de saint Pierre et de saint Paul, entour\u00e9s d&#8217;anges, et avec ses initiales NF dans des \u00e9critoires. Au-dessous, se trouvait une frise de cinq bas-reliefs repr\u00e9sentant diverses figures religieuses conventionnelles : un lion ail\u00e9, des anges, une sc\u00e8ne de r\u00e9surrection, deux dragons combattant, etc. Au-dessous encore, trois panneaux repr\u00e9sentaient le Massacre des Innocents, qui avait donn\u00e9 son nom au cimeti\u00e8re. L&#8217;iconographie de ces sculptures est similaire \u00e0 celle d&#8217;autres monuments fun\u00e9raires du cimeti\u00e8re des Innocents. Ces constructions et ornementations \u00e9taient courantes \u00e0 l&#8217;\u00e9poque : en 1408, le duc de Berry fit sculpter sur le portail de l&#8217;\u00e9glise du cimeti\u00e8re le Dit des trois morts et des trois vifs et, en 1423-1424, il fit peindre la grande fresque de la Danse macabre, sur les arcades du charnier sud (le long de la rue de la Ferronnerie). En 1786, lors de la destruction compl\u00e8te du cimeti\u00e8re des Innocents, plusieurs dessins en furent r\u00e9alis\u00e9s par Charles-Louis Bernier (1755-1830), dont l&#8217;arcade de Flamel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toujours en 1407, Flamel fit construire plusieurs maisons destin\u00e9es \u00e0 accueillir les pauvres, et sur lesquelles on voyait \u00ab quantit\u00e9 de figures grav\u00e9es dans les pierres avec un N et un F gothiques de chaque c\u00f4t\u00e9 \u00bb. La plus connue, et la seule qui existe encore aujourd&#8217;hui, est la maison de Nicolas Flamel, aussi dite \u00ab au grand pignon \u00bb, rue de Montmorency (aujourd&#8217;hui au no 51). Outre les initiales de Flamel et diverses figures dont des anges musiciens, elle porte l&#8217;inscription : \u00ab Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l&#8217;an de gr\u00e2ce mil quatre cens et sept somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa gr\u00e2ce face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen. \u00bb Baptis\u00e9e aujourd&#8217;hui \u00ab maison de Nicolas Flamel \u00bb, bien que rien n&#8217;indique qu&#8217;il y ait jamais habit\u00e9, elle est r\u00e9put\u00e9e \u00eatre l&#8217;une des plus anciennes demeures de Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Flamel poss\u00e9dait en outre un certain nombre de maisons \u00e0 Paris et dans les villages environnants, certaines lui rapportant des rentes, mais d&#8217;autres abandonn\u00e9es et en ruine. Avec le succ\u00e8s de son activit\u00e9 de copiste et de libraire, et l&#8217;apport de sa femme Pernelle, deux fois veuve avant de l&#8217;\u00e9pouser, ces investissements immobiliers, faits dans le contexte de d\u00e9pression \u00e9conomique de la guerre de Cent Ans, ont probablement contribu\u00e9 \u00e0 sa fortune.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css_animation=&#8221;&#8221; row_type=&#8221;row&#8221; use_row_as_full_screen_section=&#8221;no&#8221; type=&#8221;full_width&#8221; angled_section=&#8221;no&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; background_image_as_pattern=&#8221;without_pattern&#8221; padding_top=&#8221;35&#8243; z_index=&#8221;&#8221;][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>Pierre tombale et testament<\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator type=&#8221;transparent&#8221; down=&#8221;5&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Flamel mourut le 22 mars 1418, et fut enterr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint-Jacques-la-Boucherie o\u00f9 sa pierre tombale fut install\u00e9e sur un pilier au-dessous d&#8217;une image de la Vierge. L\u2019\u00e9glise fut d\u00e9truite \u00e0 la fin de la p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire, vers 1797. La pierre tombale fut cependant conserv\u00e9e, et rachet\u00e9e par un antiquaire \u00e0 une marchande de fruits et l\u00e9gumes de la rue Saint-Jacques-la-Boucherie, qui l\u2019utilisait comme \u00e9tal pour ses \u00e9pinards. Rachet\u00e9e en 1839 par l&#8217;h\u00f4tel de ville de Paris, elle se trouve actuellement au mus\u00e9e de Cluny : \u00ab Feu Nicolas Flamel, jadis \u00e9crivain, a laiss\u00e9 par son testament \u00e0 l&#8217;\u0153uvre de cette \u00e9glise certaines rentes et maisons, qu&#8217;il avait fait acquises et achet\u00e9es \u00e0 son vivant, pour faire certain service divin et distributions d&#8217;argent chaque an par aum\u00f4nes touchant les Quinze Vingt, l&#8217;H\u00f4tel Dieu et autres \u00e9glises et hospitaux de Paris. Soit pri\u00e9 ici pour les tr\u00e9pass\u00e9st. \u00bb Ses ossements, ainsi que ceux de son \u00e9pouse Pernelle inhum\u00e9e avec lui, sont alors transf\u00e9r\u00e9s aux catacombes de Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nombre et le caract\u00e8re ostentatoire de ses fondations pieuses, en fait relativement modestes, et l&#8217;accumulation dans son testament (conserv\u00e9 aujourd&#8217;hui \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale) de legs de montants peu \u00e9lev\u00e9s ont probablement contribu\u00e9 \u00e0 amplifier l&#8217;importance de sa fortune dans la m\u00e9moire de l&#8217;\u00e9poque. Peu apr\u00e8s sa mort, Guillebert de Mets dans sa Description de la ville de Paris (1434) parle de Flamel comme l&#8217;\u00ab escripvain qui faisoit tant d&#8217;aumosnes et d&#8217;hospitalitez et fit plusieurs maisons ou gens de mestiers demouroient en bas et du loyer qu&#8217;ils paioent, estoient soutenus povres laboureurs en haut \u00bb. Et d\u00e8s 1463, lors d&#8217;un proc\u00e8s concernant sa succession, un t\u00e9moin disait d\u00e9j\u00e0 que \u00ab [Flamel] estoit en renom d&#8217;estre plus riche de moiti\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;estoit \u00bb. C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;apparut la rumeur qu&#8217;il avait d\u00fb sa richesse \u00e0 la d\u00e9couverte de la pierre philosophale des alchimistes, capable de transformer les m\u00e9taux en or.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css_animation=&#8221;&#8221; row_type=&#8221;row&#8221; use_row_as_full_screen_section=&#8221;no&#8221; type=&#8221;full_width&#8221; angled_section=&#8221;no&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; background_image_as_pattern=&#8221;without_pattern&#8221; background_color=&#8221;#ffffff&#8221; z_index=&#8221;&#8221;][vc_column][vc_separator type=&#8221;transparent&#8221; down=&#8221;84&#8243;][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nicolas Flamel \u00e9tait un \u00e9crivain fran\u00e7ais. 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